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           Le Camp de Boulogne

Boulogne sur mer : colonne de la Grande Armée photo © nordmag 2010
Colonne de la Grande Armée  Avenue de la Colonne 62126 Wimille - érigée de 1804 à 1824 en l'honneur de Napoléon Ier. rens: 03 21 80 43 69


 Un peu d'Histoire

En 1800, Boulogne devient le siège d'une sous-préfecture, mais le fait historique marquant de cette époque est l'installation du Camp de Boulogne (1803-1805) que commémore à Wimille la colonne de la Grande Armée.Boulogne sur mer : colonne de la Grande armée

Comme les conquérants romains, Bonaparte, dans le cadre de sa politique militaire expansionniste, jeta son dévolu sur Boulogne pour réaliser l'une de ses grandes ambitions : envahir l'Angleterre. Après plusieurs tentatives antérieures, la rupture de la paix d'Amiens en mai 1803 relance ce projet. Le Camp de Boulogne fut au centre de ce gigantesque dispositif . Il fit exécuter d'immenses travaux qui mettaient le port en état de recevoir plus de 2 000 bâtiments , pour lesquels on creusa de nouveaux bassins. Ce qui frappa l'imagination, ce fut l'énorme concentration de troupes : 150 000 à 200 000 hommes rassemblés. La Haute-ville regorgeait d'états-majors.
N'ayant pas assez de ports pour rassembler la Flottille destinée à l'invasion de l'Angleterre, Napoléon en fit aménager un à Wimereux . Les soldats du Génie canalisèrent jusqu'à la mer la partie aval du cours d'eau qui a donné son nom à l'endroit, la coupèrent d'une écluse et prolongèrent par un chenal bordé de jetées basses. Sur la rive droite de ce canal, on creusera un bassin qui fut affecté aux 7ème et 8ème escadrilles de la Flottille et aux quatre corvettes à bord desquelles Napoléon et sa suite devaient tenter la grande aventure.
Le 16 août 1804, ce fut l'apothéose : l'empereur en personne vint présider la première remise d'insignes du nouvel ordre de la "Légion d'honneurs". Ce fut une cérémonie grandiose réunissant plus de 100 000 hommes de l'armée des côtes, entourés d'une foule enthousiaste et immense ,  face à une estrade sur laquelle se tenait Napoléon adossé à une brassée de drapeaux pris à l'ennemi. Autour se trouvaient toutes les musiques régimentaires et une foule de spectateurs accourus de tous les coins de la France. La cérémonie dura 7 heures au milieu d'un vacarme héroïque.
Sous l'impulsion du maréchal  Soult, et suivant le " vœu des soldats " on décida de dresser un monument commémoratif dont la première pierre fut posée le  9 novembre 18O4, date anniversaire du 18 Brumaire, sur un terrain acquis par la municipalité de Boulogne. Ce fut l'origine de la Colonne de la Grande Armée.

Napoléon observe la bataille navaleCe projet d'invasion fut abandonné dès le mois d'août 1805 après le désastre de Trafalgar (1805 ) et la nouvelle coalition de l'Autriche et de la Russie quand Napoléon décida d'envoyer l'Armée des Côtes et de l'Océan soutenir la bataille d'Autriche qui allait se conclure par la victoire d'Austerlitz.
A l'automne, il ne restait guère à Boulogne que 30000 fantassins et 15 000 marins. Malgré une dernière visite de l'empereur, en mai 1810, le rôle stratégique de Boulogne comme plate-forme d'invasion était terminé. Seuls les corsaires continuèrent, non sans succès, à harceler la marine anglaise. A partir de 1812, les difficultés se multiplièrent: effets du blocus continental, résistances de plus en plus vives à la conscription, agitation royaliste...  
Bientôt, l'approche des Alliés contraignit les autorités à des mesures de défense hâtives. On réactiva les places fortes, on inonda les alentours de Saint-Omer, Béthune, Aire et Saint-Venant. La préfecture diffusait par ailleurs des circulaires pour conseiller aux habitants de constituer des stocks de vivres et de farine. Ce fut dans cette atmosphère de fin de règne que des groupes royalistes caracolèrent à travers le pays ayant toujours à leur tête Fruchart appuyé par des détachements de cavalerie germano-russes.
En avril 1814, dès l'annonce de l'abdication de Napoléon, les corps constitués firent acte d'allégeance aux Bourbons. De grandes manifestations populaires accueillirent le duc de Berry, puis Louis XVIII; les Calaisiens se montrèrent particulièrement enthousiastes. Le retour de l'île d'Elbe fut mal accueilli. Puis, quand Louis XVIII eut repassé la frontière après avoir traversé le Pas-de-Calais sans encombre, la plupart firent de nouveau, bon gré mal gré, allégeance à l'empereur.
Pour peu de temps, et la nouvelle de Waterloo déclencha un bref soulèvement autour de Béthune.
L'Empire s'effondra donc dans une grande agitation, sans commune mesure toutefois avec les excès de la Terreur blanche méridionale. Et les aspects négatifs de la fin du règne ne doivent pas en masquer les acquis économiques, agricoles (encouragement de cultures nouvelles comme celle de la betterave) et industriels (essor du textile dans la vallée de la Lys, à Calais, à Saint-Omer ...). La fin de l'Empire marque une vraie césure dans l'histoire du Pas-deCalais: désormais, l'économique va primer sur le politique.

L'Association Napoléonienne du Boulonnais organise chaque année  la commémoration du Camp de Boulogne par une manifestation en costumes  avec camp napoléonien et bataille :
 en images => ...

=> 13 ème édition juillet 2001 sur le site de Wimille

=> 15 ème édition  août 2003 site d'Alprech au Portel

=> 16 ème édition juillet 2004  Bicentenaire de la Colonne de la Grande armée

=>  Festival Historique muluti-epoque juillet  2009

Association Napoléonienne du Boulonnais, 97 rue Louis Duflos 62200 Boulogne sur mer  

Photos©nordmag
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