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 HISTOIRE du CHARBON dans le Nord-Pas de Calais

Histoire du charbon dans le Nord-Pas de Calais... 
LA HOUILLE UNE DÉCOUVERTE RELATIVEMENT RÉCENTE...


Vitraux de l'Hôtel de Ville de Bruay Pour trouver les origines du charbon, il faut faire un saut en arrière de 200 à 300 millions d'années. Nous sommes à la fin de l'ère primaire, à la période dite "carbonifère". La Terre est alors semblable à une vaste serre : recouverte de marécages et d'une végétation luxuriante qu'un climat chaud et humide enveloppe. 
Certains terrains s'affaissent, les débris végétaux s'y accumulent, fermentent et sont enfouis sous des sédiments. Ce processus, maintes fois répété, de superpositions de dépôts dans une atmosphère chargée de gaz carbonique a donné naissance à des substances solides et combustibles à haute teneur en carbone, soit, par ordre d'ancienneté : la houille, le lignite et la tourbe. Les gisements ainsi formés se présentent en amas ou, le plus souvent, en veines intercalées entre d'autres formations sédimentaires.

La découverte de la houille est relativement récente ; elle était inconnue trois mille ans avant Jésus-Christ, alors que l'homme savait déjà exploiter les richesses du sous-sol. D'après Théophraste, les forgerons grecs l'employaient dès le IVème siècle avant notre ère. Mais il est certain que le charbon était déjà connu dans notre pays à l'époque de la conquête romaine. Seuls, en leur temps, les Gaulois exploitaient le charbon. Seuls, avec les Chinois, qui auraient connu la houille bien avant notre ère. Mais il faut attendre les IX ème et Xe siècles, pour que l'usage du charbon entre dans les mœurs en Europe occidentale ; alors la " pierre qui brûle " devient le charbon « de terre » par opposition au charbon de bois
Une charte de Petersborough, datée de 853, en fait état pour la première fois. Les amorces de son extraction sont datées de l'an 1000, en Saxe, de 1049, en Belgique. En France, un document officiel en porte mention en 1201. Un reçu de péage pour la traversée du pont d'Albi atteste que le charbon est exploité à Carmaux en 1250. Le droit d'ouvrir une mine de charbon est devenu l'une des prérogatives de la féodalité.


D'ABORD ON GRATTA LE SOL POUR EN TIRER LE CHARBON QUI AFFLEURAIT...

C'est surtout au XIVe siècle que l'emploi du charbon s'imposera partout où il affleure, car l'existence d'un gisement ne pouvait être décelée qu'aux rares endroits où la couche, dénudée par l'érosion, apparaissait à la surface du sol. On exploite alors ces « affleurements » à Saint Etienne, au Creusot, à Alès, à Graissessac, à Commentry, à Carmaux. Henri IV sera le premier à se pencher sur la condition sociale du mineur et il prescrit d'entretenir dans chaque mine un poste de secours « afin que l'usage du charbon se développât ». Mais déjà un médecin allemand, Agricola, a étudié passionnément les « études de l'ingénieur des mines » pour apprendre aux hommes à exploiter, en profondeur, les richesses minérales.
En attendant, on exploite donc les « affleurements » en s'avançant à peu de distance dans la couche lorsqu'ils sont situés à flanc de coteau. Ou bien on creuse des puits, trous de quelques mètres de profondeur équipés d'un treuil en bois. Les mineurs sont des paysans grattant leurs champs pour arracher du combustible. Au XVII ème siècle, la prospection du sous-sol dans le royaume de France se heurte partout à l'hostilité superstitieuse des populations. Mais, dès le XVIII ème siècle, des radeaux construits au bord de l'Allier et chargés du charbon d'Auvergne et de tonneaux de vin s'en vont, par le canal de Briare, jusqu'à Paris où tout est vendu, charbon, vin et bois des radeaux.
L'exploitation du charbon prend alors son véritable essor grâce à quelques « grands mineurs » : le vicomte Désandrouin qui découvre le riche bassin d'Anzin après avoir exploré le sous-sol du Hainaut, le marquis de Solages, fondateur des mines de Carmaux, Louis-Antoine Beaaunier qui, pour transporter le charbon de la Loire, construit de Saint-Etienne à Andrézieux le premier chemin de fer de France: il est tiré par des chevaux. D'abord simple concurrent du bois, le charbon voit peu à peu son exploitation s'intensifier avec le déboisement progressif du pays.
Au XIX ème siècle naît la grande industrie houillère. En effet, l'invention de la machine à vapeur va permettre d'améliorer les techniques d'extraction (pompes et treuils plus puissants) ; la découverte du coke accélérera sa transformation en véritable industrie. Une industrie qui va connaître un prodigieux essor, avec d'énormes besoins d'argent et de main-d'œuvre et, par conséquent, la naissance d'une corporation minière qui deviendra une des familles professionnelles les plus nombreuses et les plus cohérentes.


carte :le bassin houiller du Nord - Pas de Calais

C'EST DANS LE HAINAUT QU'A ÉTÉ EXTRAIT LE PREMIER CHARBON DU BASSIN HOUILLER DU NORD

Les bassins houillers du Nord de la France ne connaissent pas d'affleurements. Cependant, dans le Hainaut, une légende locale affirme que l'emploi du charbon y fut connu à une époque reculée.
La voici, traduite du latin : « Cette année 1196 ou 1200 ? une terre noire très bonne pour servir aux forgerons et pour faire du feu a été découverte près de Liège, en différents endroits, de la manière suivante : un vieillard, vénérable par son front chauve et par sa barbe, revêtu d'un habit blanc, a passé, dit-on, par le village de Cocke ; il a dit à cet artisan qui se plaignait de trop dépenser pour le charbon de bois et de faire ainsi peu de bénéfice
" Mon ami, va au mont voisin des moines, tu trouveras ouvertes des veines noires de terre ; cette terre est très utile pour ton usage ". 
La découverte du charbon dans le Nord a nécessité de nombreux sondages et la mise en jeu d'énormes capitaux.
La première société d'exploitation, celle d'Anzin, a été fondée en 1734. Son succès suscita de nombreuses recherches dans le Hainaut, dans les Flandres et en Artois. Les États d'Artois suivaient ces recherches avec beaucoup d'intérêt. Le bois était rare et de plus en plus cher. Des récompenses étaient promises à ceux " qui auraient mis durant les cinq ans une mine de charbon en exploitation dans la province ". Malheureusement, des nombreux sondages entrepris, aucun ne révéla le charbon. A travers plusieurs essais infructueux, rien de sérieux ne sera tenté jusqu'en 1834.

En cette année, il se manifeste un engouement général pour les entreprises industrielles et plus particulièrement pour les mines de houille. De nouveau, le sol du département est fouillé en tous sens, mais toujours sans succès. En 1840, les chercheurs, découragés, abandonnent la partie. On est pourtant bien près d'aboutir. En 1841, on creuse un puits artésien à Oignies ; pas d'eau jaillissante, mais on apprend, vers 1846, que la sonde a rencontré le charbon à la profondeur de 170 mètres. L'année suivante, un administrateur des Mines de Vicoigne constate, lui aussi, la présence du charbon à l'Escarpelle et peut déterminer que la formation carbonifère dévie de 30 à 40 degrés vers le Nord, cause initiale de tant d'insuccès.
Sitôt connues, ces découvertes provoquent de nouvelles recherches. En 1850, le terrain houiller est reconnu de Douai à Lens sur un espace de quinze kilomètres en longueur et huit en largeur. Le Bassin du Pas-de-Calais sera bientôt partagé jusque Fléchinelle entre les diverses sociétés concessionnaires.



LES DÉBUTS D'UNE INDUSTRIE QUI DEVAIT FAIRE DE LENS LA CAPITALE DU CHARBON

Chevalement  à  Liévin A LENS : En juillet 1849, un premier sondage était ouvert à Annay-sousLens. Par suite d'accident, il dut être abandonné. Dans le même temps, la Société de Vicoigne, qui sollicitait la concession de Noeux, établissait un sondage à Loos-en-Gohelle. Lens s'empressa d'en effectuer un à Vendin ; les deux atteignirent le charbon. Mais un peu partout, et malgré l'expérience acquise, les débuts furent difficiles. II fallut lutter avec les difficultés de terrain, avec l'eau, et les moyens mécaniques étaient peu puissants.
II n'y a pas si longtemps, les vieux mineurs parlaient encore du manège à chevaux ou à bras pour actionner le " tonneau "; des descentes et remontes en file indienne par les échelles ; des feux allumés dans les puits abandonnés pour servir d'appel d'air et d'autres difficultés depuis longtemps disparues. A cela, les ouvriers des villages devaient ajouter une longue route à faire à pied pour se rendre à la fosse.

... Mais, dès 1856, la fosse Sainte-Elisabeth, ouverte en 1852, occupe 513 ouvriers et donne 62.210 tonnes de produits. La fosse du Grand-Condé, ouverte en 1857, entre en exploitation en 1859. En 1858, une troisième fosse avait été ouverte et, en 1860, la production des trois puits dépassent 100.000 tonnes. Un quatrième puits, ouvert en 1862, entre en extraction en 1864, et, deux ans après, les quatre fosses donnent 348.631 tonnes avec 1.583 ouvriers...

(Extrait de « Lens, son passé, ses houillères », de M. A. Bucquet Imp. Cle de l'Artois.)


CONCENTRATION = MODERNISATION  " années 70"

Jusqu'à la dernière guerre, la mine avait certes évolué, mais les changements dans la technique s'étaient effectués lentement, apportant régulièrement, sans à-coups, leur lot d'avantages et d'améliorations dans la vie du mineur. Mais, à partir de 1945, l'évolution s'est accentuée de façon extrêmement rapide. L'augmentation du nombre d'engins modernes a été rendue possible par l'introduction de l'électricité , et le métier s'est transformé. 'Le mineur est de moins en moins un manœuvre qui abat le charbon il devient un technicien spécialiste des machines d'abattage, de creusement, ou même un électromécanicien.
Par la même occasion, le nombre des puits d'extraction a considérablement diminué, sans diminution notable de production. Tel est le résultat d'un programme de concentration commencé en 1948 et qui est pratiquement achevé en 1971. Autrefois, le Siège de type courant était capable d'extraire de 500 à 1.500 tonnes nettes par jour. Les Sièges modernes ont une capacité de plus de 7.000 tonnes nettes de charbon par jour.
Parallèlement est effectuée une concentration des installations de préparation mécanique des charbons (lavoirs) et une concentration des cokeries, centrales et usines chimiques. Au fond, le nombre de tailles diminue tandis qu'augmentent leur longueur et la rapidité de leur avancement ; ceci grâce à une mécanisation aussi développée que le permet l'irrégularité du gisement. La concentration des chantiers a permis une réduction des effectifs ouvriers, compensée par une hausse importante du rendement.

(Extraits de documents HBNPC, carte Conseil Régional, photos nordmag.)

Fin 1990, le dernier charbon remontait du 10 d’Oignies mettant fin à 270 ans d’histoire minière. 

Les grandes dates de l’histoire ne sont pas toujours, hélas, marquées d’événements heureux. Dans la mémoire des mineurs du Nord-Pas-de-Calais, ce 21 décembre 1990 inspirera à jamais un sentiment de tristesse et de nostalgie. Ce jour-là, en effet, les dernières gaillettes étaient extraites du bassin. La grande aventure commencée 270 ans plus tôt prenait fin.  Les mines du nord de la France, qui, à la Libération, allaient être regroupées dans une entité unique, les Houillères du Nord-Pas-de-Calais, avaient été en tête des évolutions techniques et de la production. Les mineurs de la région avaient été aussi à l’avant-garde des luttes sociales. Ce bassin immense, étendu sur une centaine de kilomètres de Valenciennes à Béthune, était le plus riche de France, fournissant, un siècle durant, et jusqu’aux années 1950, les deux tiers de la production française. Pour le profane, penser au charbon c’était aussitôt évoquer le Nord, le plat pays où les terrils remplaçaient les montagnes, où l’alignement monotone des corons était le symbole de la révolution industrielle. 

Décembre 2007 :  Le décret de dissolution des Charbonnages de France est paru dimanche 23/12/2007 au Journal Officiel.
"L'établissement public est dissous le 1er janvier 2008 et mis en liquidation à compter de la même date", est-il écrit.
Un liquidateur est nommé pour une période de trois ans, que l'Etat peut prolonger si besoin, précise le texte.
L'Etat reprendra lors de la dissolution de l'entreprise la dette de Charbonnages de France, qui s'élèvera à 2,4 milliards d'euros, selon le budget 2008 adopté mercredi.A leur apogée, les Charbonnages de France, créés en 1946, ont compté jusqu'à 360.000 salariés en 1947 et extrait jusqu'à 58,9 millions de tonnes de charbon en 1958.
Les Charbonnages de France ont fermé leur dernière mine en avril 2004, après avoir conclu un "Pacte charbonnier"
en 1994, qui garantissait au mineur le maintien de son emploi dans l'entreprise jusqu'à 45 ans, avant d'accéder à une mesure d'âge: le congé charbonnier de fin de carrière (CCFC).

Septembre 2009 : Six édifices du bassin minier classés au titre des monuments historiques par la commission nationale des monuments historiques 
La Commission Régionale du Patrimoine et des Sites (C.R.P.S.), lors de sa séance exceptionnelle des mercredi 17 et jeudi 18 juin 2009, avait examiné, sous l’autorité du préfet de région, l’ensemble des protections proposées : 53 dossiers (soit environ 70 édifices).
Protéger et valoriser les traces de la vie du mineur depuis la découverte du charbon jusqu’à la fin de l’exploitation, au cours des XIXe et XXe siècles, était l’ambition de cette campagne.
La plupart des édifices et sites sont alors devenus « édifices inscrits au titre des monuments historiques ».
Lors de cette C.R.P.S. sur les 53 dossiers, sept ont été proposés au classement*. Le lundi 28 septembre 2009, six dossiers, il s’agissait de sites techniques, étaient examinés. Le dernier, qui sera débattu le 23 novembre, est un édifice religieux (église Notre-Dame des Mineurs à Waziers, Nord).
La plus haute instance en terme de protection en France a confirmé les propositions de classement de la commission régionale. Il s’agit de :
  - ancienne fosse Mathilde à Denain (59)
  - ancien site minier de la fosse Delloye, Centre Historique Minier à Lewarde (59)
 -  site du 11-19 à Loos-en-Gohelle (62)
  - bâtiment et machine d’extraction de l’ancienne fosse n°2 à Oignies (62)
  - église Sainte-Barbe à La Sentinelle (59)
  - ancien site minier de la fosse Arenberg à Wallers (59)

Parmi les grands ensembles de l’exploitation minière, les sites de Wallers, Oignies et Loos-en-Gohelle voient ainsi leur protection étendue et renforcée par le classement.
Par ailleurs, le Centre Historique Minier de Lewarde, jusque là non protégé, a été classé globalement. La commission a voulu distinguer les deux autres sites, pour lesquels il n’y pas d’équivalent connu. Ils font partie des débuts de l’exploitation charbonnière et ont été réutilisés dès le XIXe siècle pour une autre fonction : l’ancienne fosse Mathilde à Denain (transformée en logements) et l’ancien puits de La Sentinelle (près de Valenciennes) transformé en église.
*La loi de 1913, transcrite dans le code du patrimoine distingue deux niveaux de protection au titre des Monuments historiques : le classement et l’inscription.

Samedi 30 juin 2012 :   Le bassin minier est élu au patrimoine mondial Unesco + d'infos

 


Quelques grandes dates : Fosse 11/19 de Loos

- en 1882 et 1885 à Liévin : coup de grisou, respectivement 22 et 28 victimes...

- en 1895 à Montceau les mines , coup de grisou ( 50 victimes )

- 10 mars 1906 ,la catastrophe de Courrières :
 Plus de soixante km. de veines souterraines de Sallaumines à Billy sont traversées par un incendie meurtrier : 1181 morts  et 14 rescapés seulement après 20 jours sous la terre ...

- au printemps 1906 , s'en suivra une grande grève : dans un climat de guerre civile, Clémenceau envoie la troupe , 21.000 soldats en face de 60.000 mineurs. le mouvement est brisé par la force et c'est un échec.

- en 1912 : coup de grisou à La Clarence  Divion  : ( 79 morts )

- en 1917 : le 16 avril Fosse 9 de Warenghien ( Hersin-Coupigny) : coup de grisou  ( 42 morts )

- en 1954, le 20 juin à La Clarence- Divion : coup de grisou, ( 10 morts ) 

- en 1955 : un exploit de la télévision révèle à des milliers de Français " : LA VIE HÉROÏQUE DES MINEURS DE FOND

- Septembre 1959, le général de Gaulle descend dans la mine. Il prononce un discours qui ira droit au cœur des quelque 6 000 mineurs qui l’écoutent sur le carreau du 6 d’Haillicourt dans le Nord-Pas-de-Calais. Peu avant, le chef de l’état était descendu    au fond. Cela ne s’était pas vu depuis 1914 et Raymond Poincaré qu’un président de la République prenne la cage étroite du mineur. L’année suivante, le plan signé de son ministre de l’Industrie est une véritable révolution culturelle de la politique charbonnière française.  La récession a commencé. Elle aboutira, après quelques soubresauts, au pacte charbonnier de 1994.

-En 1963, du 1er mars au lundi 8 avril, les mineurs français sont en grève. Le mineur, qualifié de “premier ouvrier de France” au lendemain de la seconde guerre mondiale, se sentait quinze ans plus tard rejeté d’une économie qu’il avait pourtant largement contribué à relever. Le mouvement surprend par son ampleur. C’est un conflit de trente-huit jours qu’une importante partie de la population soutient en exprimant sa solidarité et en aidant les mineurs par des envois d’argent ou de marchandises. Cette solidarité forte entre un pays et un groupe socio-professionnel mérite vraiment de faire l’objet d’une étude qui, débordant du simple contexte d’un conflit salarial, présente l’intérêt de nous plonger au coeur de la société française des années soixante. plus d'infos sur : http://www.auverlot.fr/greve1963

- en 1974, le 27 décembre, au 3 bis de Lens (commune de Liévin dite Fosse St Amé) , coup de grisou ( 42 morts )...

Ces dates ne sont malheureusement que quelques exemples des nombreuses tragédies qui ont endeuillées l'histoire de la mine dans notre région : éboulements, accidents, coup de grisou et sans oublier la terrible maladie professionnelle , la silicose qui guette les mineurs.


Lieux de mémoire... et de visites...

Les terrils ont le droit à une deuxième vie...

Voilà le sens d'une politique nouvelle menée depuis quelques années par les acteurs touristiques de la région Nord Pas-de-Calais.
Ils représentent les symboles de 270 ans d'une épopée qui a forgé les hommes de ce terroir. Reconquis depuis un demi siècle par la faune et la flore, les terrils, éléments majeurs du paysage minier,  entament une deuxième vie liée à l'économie du tourisme.
Omniprésents dans le paysage de l'ex-bassin minier, quelques terrils, reconquis par la faune et la flore, sont devenus des lieux de promenade protégés et certains carreaux de fosses ont été conservés comme témoins de l'épopée minière : Lewarde...( Centre Historique Minier ),  Wallers-Arenberg... ou comme sites classés Monument historique, comme à Oignies et au carreau 11/19 de Loos près de Lens, classé au titre du patrimoine.

         
photos Collections Centre Historique Minier


Contact : Lewarde, Centre Historique minier : tél : 03.27.95.82.82
Le centre historique minier de Lewarde qui accueille 135.000 visiteurs par an et retrace toute l'épopée minière du XVIII ème à nos jours.
               Wallers-Arenberg : tél 03.27.35.61.61 Mairie  & 03.27.24.02.67 secrétariat
               Oignies : fosses 9 &9 bis Association de culture scientifique des sites d'Oignie  tél :03.21.37.74.80
               Rieulay :  La maison du terril , 03.27.86.03.64  & le S.I. tél : 03.27.86.92.46

Le site des fosses 11/19 abrite l'association " La chaîne des terrils ", on peut y voir un chevalement datant de 1920, et une tour d'extraction en béton de 60 mètres qui a sorti 16.000 tonnes de roches par jours jusqu'en 1986. Le site est dominé par les deux plus haut terrils d'Europe : les jumeaux de Loos qui culminent à 186 m. d'altitude.
On les croit invincibles, gigantesques intouchables mais les jumeaux de Loos-en-Gohelle attirent chaque année 22.000 personnes que les 186 m d'altitude n'effraient outre mesure
En dessous de leurs pieds :  150 millions de tonnes de déchets issus des galeries: terres, pierres et schistes séparés du charbon par lavage. C'est un sentiment écologiste qui approche les visiteurs de ces lieux touristiques inhabituels : on y retrouve comme aux temps préhistoriques orchidées, vipérines, pourpiers, papillons .. faune et flore particulière et introuvable ailleurs dans la région. En effet, la température élevée du sol et la sécheresse du milieu attirent des habitants peu familiers des terres du Nord. C'est aussi un point de vue extraordinaire pour apprécier la diversité des paysages nordistes :  on peut apercevoir par beau temps : les monts des Flandres, les collines de l'Artois, la ville de Lens et son mythique stade Bollaert, son habitat minier, corons ou cités-jardins.

Contact : La Chaine des Terrils : rue de Bourgogne 62150 loos en Gohelle tél: 03.21.28.17.28

A Noeux-les-Mines,  Stade de glisse de Noeux-les-Mines : Inauguration samedi 4 et dimanche 5 novembre 2006
Les 25 et 26 mai 1996, les deux pistes de ski installées sur le terril 42 étaient inaugurées. Pendant 8 ans, ce sont près de 200 000 skieurs qui ont profité de cette installation. Victime de son succès, la piste, dont l’état d’usure ne permettait plus la pratique du ski en toute sécurité, a du être fermée pour travaux. 10 ans plus tard, l’inauguration d’un stade de glisse unique en France a eu lieu ce week-end, avec un nouveau revêtement blanc et un stade comprenant un snow parc plus grand que ceux existant en montagne, un half-pipe, des tremplins, un champ de bosses ainsi qu’un parcours plus tranquille pour les skieurs et les débutants qui accueillent désormais tous les amateurs de glisse. Au pied de la colline on découvre également le plan d’eau et ses activités voile et ski nautique, ainsi qu’un golf 8 trous.
 Contact :
Parc Loisinord : Noeux-les-Mines   Tél : 03 21 26 84 84 

Loisinord à Noeux les mines    Loisinord à Noeux les mines

 Et aussi..

Le musée de la mine à Anzin ( près de Valenciennes ) 215 avenue Anatole France - 59410 ANZIN 
Téléphone : 03.27.29.00.45 
Le terril Sabatier qui domine la forêt de Raismes Saint-Amand Wallers  Maison de la Forêt  tél : 03.27.36.72.72
Musée de la mine, Ecomusée, 250m de galeries souterraines, unique en Europe par la marche du rabot, des blindés, du ventilateur, diapositives. Permanence le mardi et le jeudi matin, visite guidée de 2 h. par d'anciens mineurs : bd de la paix 62260  Auchel  tél : 03.21.52.66.10 pour rdv. Visite sur RDV les Samedi à 15h. et dimanche à 10h. site web:  http://museedelamine-auchel.com/
Musée Mine-image Centre Georges Brassens av Guillon  62  Noeux les Mines  tél : 03.21.26.34.64
Musée de la mine & de l'École  à Harnes  école Diderot 24, rue Monceau  62440  Harnes  tél : 03.21.20.46.70
Musée de la mine à Bruay Labuissière : cour-promenade Kennedy  tél : 03.21.53.52.33
Musée du Vieux Deux à Marles les Mines 62540, rue d'Albracque tél : 03.21.62.60.30
Musée de la mine à Douchy-les-Mines , aménagé à proximité de la fosse Boca.
Musée de la mine et des Traditions populaires,  à Escaudain, 6, rue Paul-Bert ; tél : 03 27 32 12 40.

    Stade de glisse Loisinord à Noeux les mines     
         Loisinord à Noeux les mines                                        Mémorial des mineurs à Bruay

photos ©nordmag

LIENS : Histoire du charbon , de la Mine et des Mineurs...

@   Sur YouTube : Balades à Bruay en Artois au temps Jadis à travers les Années 1900,la vie de la mine. Réalisateur Michel Desfachelles :   http://www.youtube.com/user/62FIDELE

Asso APPHIM (association pour la protection du patrimoine industriel et minier) se bat pour conserver les bâtiments de l'époque minière et pour maintenir la mémoire de la mine vivante.     http://apphim.fr       http://minesdunord.fr/        http://mineurdefond.fr/

« Mémoires de Mines » …   Une fresque audiovisuelle interactive sur la mine en région Nord - Pas de Calais
Consultation et information : http://fresques.ina.fr/memoires-de-mines

La fresque « Mémoires de Mines » est constituée d’archives audiovisuelles issues des fonds de l’Ina. C’est un outil pédagogique en ligne, ludique et facile d’utilisation. Elle met en avant l’Histoire et les transformations du territoire du Bassin minier ainsi que l’universalité du métier de mineur.
Ces images, illustrant la mémoire audiovisuelle régionale des soixante-dix dernières années, sont situées dans leur contexte historique et médiatique, avec l’aide de spécialistes de la mine.
6 grands thèmes composent cette sélection:
- Histoire de l’exploitation minière, pour revenir sur les dates clés de cette aventure, de la découverte du charbon à la fermeture de la dernière fosse en 1990.
- Techniques de la mine, pour comprendre les métiers de la mine, de la formation à la prévention des risques et accidents.
- Mineur, syndicalisme et politique, pour témoigner des grandes luttes de cette aventure humaine.
- Cadre de vie et sociabilité, pour découvrir le quotidien du mineur : son habitat, ses loisirs et les siens - sa famille et sa communauté.
- L’après-mine, pour expliquer l’héritage de 3 siècles d’exploitation du charbon et des traces qu’il laisse sur les paysages et les cadres de vie.
- La mine et les arts, pour saisir comment le monde de la mine a inspiré le cinéma, la littérature ou la peinture.
Plus de 250 vidéos contextualités sont proposées aux internautes.
« Mémoires de Mines » est :
• Accessible à tous (grand public, étudiants et enseignants)
• Gratuite
« Mémoires de Mines » est consultable sur :
http://fresques.ina.fr/memoires-de-mines   et sur : www.mineursdumonde.fr

 

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